Histoire

Une histoire populaire de la résistance Palestinienne

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Les médias occidentaux dépeignent la résistance palestinienne contre l'occupation israélienne comme étant exclusivement violente : résistance armée, attentats suicides, tirs de roquettes, prise d'otages, etc. Dans la réalité, si ces méthodes existent, elles relèvent de l'exception dans un vaste mouvement de résistance pacifique et non violente, voire créative. 

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Fiche technique

Edition DEMI-LUNE
Date de parution 29 mars 2013
Format 23 x 2,5 x 15 cm
Nombre de pages 416
Auteur Mazin QUMSIYEH
ISBN 2917112220

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 Dans ce livre fascinant, le docteur Mazin Qumsiyeh synthétise d'innombrables informations provenant de sources variées et originales afin de présenter l'étude la plus complète de la résistance civile en Palestine. Son ouvrage contient des centaines d'exemples de méthodes de résistance aussi héroïques qu'innovantes employées par les Palestiniens depuis plus d'un siècle.

L'auteur analyse également les réussites, les échecs, les occasions manquées, et les défis que doivent surmonter les Palestiniens ordinaires dans leur lutte pour la liberté dans des conditions extraordinairement difficiles. Il est le seul auteur à avoir effectué le minutieux travail critique et l'étude comparative des soulèvements (de 1920-21, 1929, 1936-39, 1970), et des deux Intifadas de 1987-91 et 2000-06. Les histoires humaines fascinantes racontées dans ce livre sont autant de sources d'inspiration pour les personnes de toutes confessions et origines politiques afin qu'elles définissent une voie plus efficace et mieux informée pour un avenir de paix et de justice.

Extrait

Extrait de l'introduction

«La lâcheté pose la question : 'Est-ce sans danger ?' 
L'opportunisme pose la question : 'Est-ce politique ?'
La vanité pose la question : ' Est-ce populaire ? ' 
Mais la conscience pose la question : 'Est-ce juste ?' 
Et vient alors le temps où [l'on doit] prendre une position qui n'est ni sans danger, ni politique, ni populaire, mais on doit la prendre parce qu'elle est juste.»

- Martin Luther King

Même les gens animés de bonnes intentions se méprennent au sujet de ce qui s'est passé en Palestine avec la résistance populaire. Le révérend Jesse Jackson a un jour adressé une lettre ouverte à Yasser Arafat lui conseillant vivement une stratégie non violente en vue de la «réalisation d'un État». De même, dans un discours prononcé au Caire à l'adresse du monde musulman, le Président Barack Obama demanda aux Palestiniens de «lutter pour un État» par des moyens pacifiques.

Tout bien intentionnés que soient ces deux hommes, ils ne comprennent pas la véritable nature du combat et réduisent leur message à une déclaration sur le caractère indésirable de la violence de la part d'un peuple opprimé. Tous deux ignorent le riche passé de cette lutte précisément non violente et sont incapables en même temps de saisir ce que veulent les Palestiniens : la liberté et le droit au retour, et non un drapeau sur un canton qualifié d'État. Alors que Jackson et Obama sont plus compréhensifs que d'aucuns en Occident, des personnages de droite tels Dick Cheney et Tony Blair ou des néolibéraux aux penchants sionistes comme Thomas Friedman y vont de discours orientalistes bien plus virulents. Nous constatons également chez les Occidentaux une minimisation ou une ignorance totale de la brutalité incomparablement plus dramatique réclamée et appliquée afin de réaliser un État juif dans un pays qui, avant 1917, comptait moins de 7% de Juifs dans sa population. Est-il logique que les étrangers qui n'ont pas vécu ce que nous subissons nous demandent d'adopter la non-violence dans notre lutte contre un système colonial d'apartheid ? N'est-il pas plus problématique que les mêmes Occidentaux ignorent l'énorme travail accompli par les Palestiniens et des personnes de toutes nations afin d'opérer au fil des décennies un véritable changement sans recourir aux armes ?

Comme nous le montrons dans le présent ouvrage, la réalité est que la résistance populaire en Palestine s'est développée au niveau autochtone, de façon organique, naturelle et admirable. Et elle s'est accélérée ces deux dernières décennies. Une recherche Internet autour de la «résistance populaire palestinienne» affiche aujourd'hui plus de deux millions de résultats. Cette attitude s'est opposée et continue à s'opposer à l'objectif sioniste de la transformation d'une partie cruciale du monde arabe visant à passer d'une société multiethnique et multiconfessionnelle à un État juif. Ce projet requérait : 1) le soutien des puissances mondiales ; 2) de convaincre, organiser et mobiliser les Juifs en faveur du sionisme ; et 3) d'écraser toute forme de rébellion de la part de la population autochtone. La tâche consistant à s'assurer un soutien international s'est avérée réalisable en raison du nombre de sionistes qui occupent des positions clés dans les pays occidentaux ; mais écraser la résistance locale fut plus ardu qu'on ne s'y attendait. Le refus des Palestiniens d'être dépossédés sans bruit fut soumis, au fil du temps, à une répression de plus en plus violente mais ils ressurgirent des cendres de chaque assaut pour se lancer dans de nouvelles formes de résistance civile. Après quelque 130 ans de sionisme politique, il est malaisé aujourd'hui de penser aux Palestiniens sans évoquer leur combat. Il est malaisé de penser au conflit en Terre Promise sans avoir une opinion sur ses formes et sa nature. En raison du conditionnement médiatique dans les sociétés occidentales, nombreux sont ceux qui, automatiquement, pensent «résistance armée» chaque fois que l'on mentionne le mot «résistance».

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